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LES MARTYRS DU ZIMBABWE Les «Martyrs» Missionnaires de Mariannhill du Zimbabwe sont ces missionnaires tués durant et après les violences de la guerre de libération de 1976 à 1987.
« Grâce à Dieu, il n’y a pas que des martyrs dans notre histoire passée mais aussi dans l’histoire présente. Ce sont des prêtres, des religieuses, des catéchistes, des simples paysans qui ont été tués… persécutés parce qu’ils sont demeurés vrais dans leur foi et à leur seul et unique Dieu » (Archevêque Oscar Arnulfo Romero).
Bien que les motifs des meurtriers ne soient pas toujours clairs, on peut dire que le personnel missionnaire assassiné au diocèse de Bulawayo au Zimbabwe appartient aux «martyrs» modernes de l’Église. Avant de faire feu sur l’évêque émérite A.G. Schmitt CMM, sur le Père Possenti A. Weggartner CMM, et sur Soeur Francis va den Berg CPS, le meurtrier s’est écrié « Les missionnaires sont ennemis du peuple ». Le frère Peter E. Geyermann CMM, le frère Andreas G. von Arx CMM, le frère Matthias Sutterlüty et le frère Kilian Knoerl ne travaillaient qu’au service des autres. Ils étaient conscients du danger pour leur vie, mais ils demeurèrent à leur poste missionnaire. Certains d’entre eux tombèrent dans une embuscade, l’un d’eux fut cruellement assassiné. Que faisaient Soeur Ferdinanda Ploner CPS, sage-femme, et dame Hanna Decker, médecin missionnaire, sinon d’aider les gens dans leur hôpital et leurs cliniques? Pourquoi les avoir tous assassinés? Nul ne le sait. Peut-être que les meurtriers cherchaient la publicité par ces meurtres cruels et insensés de gens sans défense. Ou était-ce, comme dans le cas du P. Edmar Sommerreisser, simplement du plein vol? Une chose est sûre, ils furent tous des témoins de leur vocation missionnaire et c’est pourquoi ils ont droit à notre respect. L’archevêque de Bulawayo d’alors, Henry Karlen, a dit aux funérailles de l’un d’eux : « Nous devons tous suivre notre Chemin de la Croix, nous devons tous apprendre le sens du grain qui meurt. Cela nous donnera une nouvelle force pour recommencer et pour continuer. »
« Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il demeure seul. Mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). Ces mots expliquent vraiment la perspective chrétienne et messianique de la mort de ces missionnaires.
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| P. Possenti Weggartner CMM |
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