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P. Engelmar Unzeitig



P. Engelmar Unzeitig CMM

(1911-1945)

Plusieurs personnes bien connues se sont jointes aux deux fondations du P. François Pfanner. Naturellement, certaines ont été, et sont encore, mieux connues que d’autres. Par exemple, le P. Engelmar Unzeitig et le P. Bernard Huss, ou encore Mère Paula, mais aussi des missionnaires comme le Fr. Nivard Streicher, le Fr. Ägidius Pfister et tant d’autres. Jetant un regard sur la vie de certains d’entre eux, nous souvenant toujours, cependant, qu’ils sont simplement des représentants parmi tous les autres qui ont fait leur travail au jour le jour, nous retenons en cette page une synthèse de la vie du P. Engelmar Unzeitig.

Le P. Engelmar Unzeitig, né en 1911 et décédé en 1945, a été appelé « l’Ange de Dachau ». Il a été arrêté par la Gestapo le 21 avril 1941 et envoyé au camp de concentration de Dachau la même année. À l’automne 1944 il s’est porté volontaire pour aider dans la baraque de malades de la typhoïde. Il avait étudié le russe à Dachau afin de pouvoir aider les prisonniers d’Europe de l’Est. Il est décédé le 2 mars 1945. Il était considéré comme un saint. Il avait contracté la typhoïde en soignant lui-même les malades atteint de ce mal.  Son procès de béatification a été ouvert le 26 juillet 1991 à Würzburg, en Allemagne. Il se continue au Vatican depuis mai 1999.

Le P. Engelmar était né à Greifendorf en 1911. À l’âge de 18 ans il est entré au séminaire des Missionnaires de Mariannhill à Reimlingen. Entré ensuite en communauté il a étudié à Würzburg. Il fut ordonné prêtre en 1939 et a passé l’année 1940 comme curé à Glöckelberg.

Dans une lettre de Dachau à sa sœur, il écrivait : « Peu importe ce que nous faisons, peu importe ce que nous voulons, c’est sûrement simplement la grâce qui nous porte et nous guide. La grâce du Dieu Très-Saint nous aide à vaincre les obstacles…. L’amour double nos forces, nous rend inventifs, nous fait nous sentir content et intérieurement libres. Si les gens pouvaient simplement réaliser ce que Dieu a en réserve pour ceux qui l’aiment! »

Il a aussi écrit, dans cet enfer de souffrance : « Même derrière les plus durs sacrifices et les pires souffrances il y a Dieu et son amour paternel, qui accueille la bonne volonté de ses enfants et des autres et leur donne le bonheur. »

 

 

 
 
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