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Pauvreté évangélique

Le Christ est venu dans le monde pour annoncer la nouvelle du salut aux pauvres (Lc 4,18]. Il était riche, mais il s'est fait pauvre par amour  pour nous, afin de nous rendre riches de par sa pauvreté (II Co. 8,9). Par amour pour lui et à cause de son Royaume. nous nous mettons. avec ce que nous possédons, au service de la Congrégation.
Le voeu de pauvreté limite notre droit de propriété:

  • par ce voeu nous renonçons à l'administration. à l'usage et à l'usufruit de ce qui nous appartient;

  • tout ce que nous acquérons après la profession par notre activité ou par des dons qui nous sont faits personnellement devient la propriété  de la congrégation. Nous retenons le droit de propriété de tous les biens que nous possédions avant la profession et de tous

  • les biens reçus par héritage ou par legs après la profession ;

  • à cause de notre profession. il nous faut la permission du supérieur pour disposer de biens temporels.

Nous pouvons renoncer à tout héritage et à tout legs. Pour ce faire, nous devons :

  • avoir fait nos voeux perpétuels depuis au moins vingt ans :

  • avoir la permission du supérieur général :

  • faire par écrit une déclaration de renonciation. qui soit reconnue par le droit civil.

Quiconque veut devenir un membre permanent .de la congrégation fait, avant sa profession perpétuelle. un testament légalement valide ayant pour objet tout ce qu'il possède et ce qu'il acquerra par héritage et par legs. Avec la permission du supérieur provincial. il est possible de faire des changements à son testament.
Notre propriété commune a un caractère missionnaire. Elle nous aide à mettre des ressources à la disposition de la Congrégation, en rapport avec sa tâche.
Bien que les conditions extérieures se modifient, nous sommes tenus de vivre simplement. Sans afficher de prétention. Cela n'est possible que si nous nous efforçons d'acquérir une attitude qui nous élève au-dessus des choses matérielles. Cette attitude va nous rendre capables d'accepter plus spontanément le message du Christ et de le proclamer sans nous sentir entravés.
Nous acceptons avec reconnaissance ce que la Congrégation nous offre pour notre subsistance. notre formation et notre santé. Les ressources qui appartiennent à la communauté. nous en usons de façon appropriée et les gérons fidèlement. Nous rendons volontiers des comptes sur demande.
Une partie intégrante de notre vie de pauvreté consiste en ce que nous prenons au sérieux la loi du travail, à laquelle tous les hommes sont sujets. Chacun mettra donc son temps, ses forces et ses talents à la disposition de la communauté (PC 13).
Par une vie simple et sans prétention. nous. nous rangeons délibérément du côté des pauvres et des indigents. Du même coup. nous devenons une occasion de réflexion pour ceux qui ont de tout à leur disposition. Une telle vie nous fortifie aussi dans notre loyauté envers notre vocation, laquelle exige de nous maints sacrifices.
Les membres individuels. les communautés individuelles et la Congrégation doivent, de temps en temps. examiner honnêtement ce qu'ils possèdent ainsi que leur façon de vivre. pour être à même de juger si leurs ressources sont utilisées d'une façon appropriée et réfléchie.
Suivant les exhortations du concile Vatican II nous recherchons de nouvelles formes de pauvreté pour notre vie personnelle et pour notre vie de communauté (PC 13).
Chaque besoin que nous rencontrons pose un défi à notre engagement. Partout où nous travaillons parmi les pauvres et les défavorisés, nous allons donc non seulement proclamer l'Évangile. mais nous serons aussi un signe d'espérance pour eux en prenant fait et cause pour la justice sociale, qui leur assurera une vie conforme à leur dignité humaine.
Nous coopérons dans la mesure du possible aux entreprises qui visent à déraciner la pauvreté et l'injustice sociale. Nous sommes dans l'obligation, fondée sur notre passé, de poursuivre l'oeuvre sociale de l'Abbé François Pfanner et du Père Bernard Huss.
Par notre effort pour mener une vie de pauvreté. nous témoignons de ce que :

  • nous sommes des intendants, non des propriétaires, des biens matériels ;

  • il est du devoir de tous les hommes de se préoccuper des besoins de leurs semblables ;

  • nous avons confiance dans la Divine Providence (Mt. 6,25) ;

  • on ne doit pas se laisser absorber par les affaires de ce monde [I Co. 7.31).

 

 
 
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